https://fr.jcall.eu/actualites/gantz-souhaite-reduire-les-fractures-de-la-societe-israelienne-cest-une-etape-necessaire-vers-la-paix-entretien-avec-youval-rahamim

CHRONIQUES POUR LA PAIX- YUVAL RAHAMIM, directeur du Forum des Organisations Non Gouvernementales israéliennes et israélo-palestiniennes pour la paix, répond aux questions de Paul Ouzi Meyerson. Quelle sera la place accordée à la question de la reprise des négociations avec les palestiniens au cours de la campagne électorale et le jour du vote ?

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L'Israélien Yuval Rahamim, qui dirige le Forum des ONG pour la paix, accuse le gouvernement Nétanyahou d'affaiblir financièrement et de décrédibiliser politiquement les organisations travaillant sur le conflit israélo-palestinien.

https://www.liberation.fr/planete/2018/02/05/ong-nous-ne-sommes-pas-les-avocats-des-palestiniens-mais-de-la-paix_1627537?fbclid=IwAR10K4ysPUsSg_b6ZDfZSLi_XTj5gMiXIJA8Vjl9C5TrV4SCrQj68XCDbVc

La Paix Maintenant, un mouvement français qui milite pour la paix entre Israéliens et Palestiniens

https://www.lapaixmaintenant.org/chroniques-pour-la-paix-du-2-fevrier-2018-avec-yuval-rahamim-enregistrement/

 

https://www.kan.org.il/Radio/item.aspx?pid=22406

Yuval Rahamim, Directeur du Forum des ONG israéliennes et israélo-palestiniennes pour la paix, était à Paris la semaine dernière pour inaugurer à la mairie du 3ème arrondissement l'exposition de photos "Activistes de la paix" (jusqu'au 9 février). Gérard Unger, vice-Président du Crif, s'est entretenu avec lui.

Photo: Avigail Uzi

Depuis son arrivée, il y a deux ans, Yuval Rahamim – qui avait été auparavant pendant quatre ans président de l’association des familles endeuillées qui regroupe des proches des victimes des deux camps (son père ayant été tué pendant la guerre des six jours) – a changé la stratégie du Forum. Celui-ci regroupe maintenant des ONG israéliennes et des ONG israélo-palestiniennes, qui conservent toutes leur autonomie d’action. Il ne leur impose aucune stratégie et respecte leur diversité qui leur permet d’atteindre toutes les communautés. Le Forum propose ses services à toutes les ONG engagées pour la paix, même celles qui ne contribuent pas activement à son fonctionnement. Son objectif est de leur permettre de mieux se connaître et de développer une collaboration entre elles. Prochainement, le Forum va à son tour devenir une ONG à part entière. Il a beaucoup d’ambition comme celle de développer un site pour présenter l’activité de toutes les ONG et leurs projets. Il veut plus s’ouvrir vers les populations qui, jusqu’à présent, étaient moins impliquées dans les actions pour la paix, comme celles vivant dans la périphérie ou les banlieues, ou celles qui traditionnellement sont classées plus à droite ou qui se sentent moins concernées comme les Arabes d’Israël.

Qu’est ce que le Forum des ONG pour la paix ?

C’est un réseau créé il y a une dizaine d’années par Ron Pundak, un des architectes des accords d’Oslo, regroupant aujourd’hui plus de 120 ONG qui interviennent sur tous les domaines liés à la paix : ceux des droits de l’homme, de l’humanitaire et du médical, de la réconciliation et de la coopération, du juridique et du politique, de l’éducation, des relations judéo-arabes …

En ce qui concerne la participation des Palestiniens, elle n’est pas égalitaire avec celle des Israéliens. Même dans les ONG israélo-palestiniennes qui sont codirigées, ce sont les Israéliens qui sont généralement les initiateurs. Il faut dire que la société civile palestinienne n’est pas aussi forte que la société civile israélienne. La liberté de manifester est plutôt du côté israélien, mais les Palestiniens participent aux actions communes, avec l’appui de l’Autorité Palestinienne qui reçoit les ONG binationales.

Pourquoi la société civile israélienne prend-elle le relai des politiques ?

Les manifestations sociales de l’été 2011, dites « des tentes » (à cause des tentes installées pendant plusieurs semaines au cœur des villes israéliennes, comme le boulevard Rothschild à Tel Aviv) ont montré au public israélien qu’il pouvait avoir une influence sur l’agenda politique. Depuis qu’elles ont compris qu’il n’y avait plus de processus de paix, les ONG pour la paix se sont développées pour remplir le vide causé par la faillite du politique et faire bouger les dirigeants. Des nouveaux mouvements se sont créés comme celui des « Femmes faisant la paix » (« Women Wage Peace ») une ONG créée en 2014 pendant la guerre de Gaza, regroupant des femmes de droite et de gauche, des religieuses et des laïques, des juives et des arabes (y compris palestiniennes), qui n’intervient pas sur le terrain politique mais insiste sur la nécessité d’arriver à un accord qui mettra fin au conflit.

Pour quel résultat ?

La plupart des ONG préfèrent agir dans la sphère civile et sociale, alors que d’autres essaient d’influencer directement les décisionnaires. Je ne vois aucune d’entre elles décider de se transformer en parti politique.

Le sentiment dominant en Israël est que l’on est en conflit permanent. La plupart du public est moins sensible aux questions des droits de l’homme. C’est pour cela que nous disons avec insistance que nous menons notre action avant tout dans l’intérêt de la société israélienne, pour son avenir. Je pense qu’Israël est assez puissant et que sa société est solide et que c’est à nous de faire un effort pour la paix, même si les Palestiniens ne sont pas toujours présents. Nous ne sommes pas les avocats des Palestiniens, mais les avocats de la paix. Nous pensons que ce message, audible par tous, pourra faire changer la politique de notre pays.

http://www.crif.org/fr/actualites/crif-trois-questions-yuval-rahamim-directeur-du-forum-des-ong-pour-la-paix

Update from Israel – Yuval Rahamim, Chairman, Israeli Peace NGOs Forum

Two major peace events mark the space since Rosh Hashanah. With tens of thousands of Israeli participants, these events may indicate trends that will dominate the peace movement in the near future.

For over two weeks, from Rosh Hashanah through sukkot, the Women Wage Peace – Journey to Peace 2017 crossed the entire country, joined by thousands of women and men from all walks of life, from diverse origins, communities and political opinions. By avoiding statements against the occupation or criticizing political leaders and parties, the three year-old movement has cracked the Israeli society common denominator code of desire for peace. WWP's only demand from our leaders is for a diplomatic agreement that will put an end to the conflict. This simple call allowed Israelis not traditionally associated with the “peace camp” to join this mass, hopeful series of marches and rallies without feeling that they have to change their identity or social affiliation.

This year, the November 4th commemoration of the assassination of Yitzhak Rabin at Rabin Square in Tel Aviv was organized by Darkenu and Commanders for Israel’s Security, neither of which are typical peace or left wing organizations. Tens of thousands came to Rabin Square to participate in the ceremony that focused on harmonizing the disputes between Israel’s fragmented and polarized segments of society. The organizers were fiercely attacked by parts of the traditional peace camp for blurring the true nature of the first political murder of a prime minister. Yet, this was a big demonstration for peace that for the first time invited speakers from what President Rivlin has called "all four tribes of Israel" to share their desire for peace and unity.

While both events were widely criticized for ignoring issues of occupation, human rights, the two state solution and the responsibility of the Israeli government, the massive participation on both occasions highlights the need of Israeli society to pluralize the peace discourse and welcome other, not-obvious players, to take part.

Another emerging trend is a renewed exploration of peace and shared society organizations for a better interaction between peace movements and Palestinian citizens of Israel. Several events and initiatives took place in the past months that brought together Jewish peace activists and Arab society opinion shapers. These initiatives by Mitvim, the Peace NGOs Forum, Women Wage Peace, Arab municipalities and private citizens may reveal as-yet unexploited political and social potential dynamics, based on shared interests and values.

Alongside these new developments, the 120 peace organizations conducted hundreds of smaller peace and dialogue activities, publications and programs, in a relentless struggle to penetrate the attention of the Israeli society with the message of peace.

יובל רחמים, יו"ר, פורום ארגוני השלום בכנס המרכז לדיאלוג אסטרטגי: מניעים וחסמים ישראלים בהשגת הסדר שלום – המכללה האקדמית נתניה

Conference: Developing an Israeli Grand Strategy towards a Peaceful Two-State Solution – Netanya Academic College.

Panel III: Civil Society – Yuval Rahamim, Chair, Peace NGO Forum.